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Entrepreneuriat

Vangsy Goma un Entrepreneur au Service de Son Pays

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Vangsy Goma un Entrepreneur au Service de Son Pays

LE PARCOURS UNIVERSITAIRE DE VANGSY GOMA

C’est sur le campus parisien de l’IDRAC Business School qu’il obtient son diplôme de Bachelor en Marketing Management, licence en management orientée marketing. Sa personnalité entrepreneuriale et ce diplôme lui ouvriront les portes à de futurs postes de management et de communicant. Plusieurs années plus tard, alors qu’il est déjà un entrepreneur aguerri, Vangsy Goma décide de compléter son parcours, à travers un cycle long de 18 mois, pour se doter d’un Executive Mastères spécialisé. Ce programme de 18mois, proposé par Sciences Po à un public sélectionné (admission après entretien), est une formation qualifiée d’excellence et destinée à des professionnels qui souhaitent devenir experts dans leurs domaines de compétence.

LE RETOUR AU PAYS DE VANGSY GOMA

Vangsy Goma l’a toujours su, c’est au Congo qui l’a vu naître qu’il souhaite ‘construire’, et il a déjà conscience de l’importance du développement conjoint de toutes les économies africaines pour pouvoir faire face aux futurs enjeux économiques et sociétaux à venir.

À la fin de ses études, il retourne au Congo et à tout juste 23 ans, en 2008, rejoint la Fondation Congo Assistance où durant plus de 2 ans il sera responsable de projets. La Fondation Congo Assistance est largement orientée sur les services de santé, du développement, de l’éducation et de la formation professionnelle des personnes déshéritées, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées.

En 2010 alors âgé de 25 ans il intègre la société nationale pétrolière du Congo où il dirige le service commercial et fait ses premières armes dans le management.

En 2012 il devient directeur commercial de la société MBTP, acteur majeur depuis 1986 dans la construction BTP au Congo, qui se targue de son slogan ‘I CARE’, pour rappeler ses valeurs métier : Innovation, Confiance, Ambition, Respect, et Engagement. Vangsy Goma restera en poste 3 ans durant lesquels il apportera son charisme et tout son savoir-faire au développement de la société, tout en continuant à assimiler des valeurs de travail et de management en entreprise.

VANGSY GOMA, LA NAISSANCE DE L’ENTREPRENEUR

Commercial et communicant dans l’âme, Vangsy Goma a su tout au long de ses parcours scolaires, universitaires puis professionnels, se constituer et entretenir un réseau d’amis et de connaissances professionnelles indispensables à tout bon entrepreneur en devenir. En 2015, alors âgé de tout juste 30 ans, il créé la société Africab, qui développe et exploite des applications mobiles mettant en relation des utilisateurs avec des véhicules et des chauffeurs dans son réseau de transport totalement intégré. L’objectif affiché est de concurrencer Uber et de desservir à terme toute l’Afrique. À la création de la société, il a le vent en poupe, la presse est très élogieuse face à son talent d’entrepreneur et à son ambition. Vangsy Goma intègre à son développement la formation de plus de cent chauffeurs, car comme il le précise, le défi principal d’Africab est de conserver une qualité de service d’excellence, à travers une flotte de véhicules climatisés et d’un standing irréprochable.

La société acquiert en parallèle des dizaines de véhicules. Pour pousser le développement de sa startup, il fait appel à des investisseurs privés pour rejoindre son capital, et après quelque 90.000 courses et plus de 40.500 clients transportés, et face à la concurrence, à la faiblesse du marché et aux charges auxquelles la société doit faire face, il n’a d’autre option que de cesser l’activité en juin 2018.

Vangsy Goma parle de l’expérience Africab avec un recul mesuré et beaucoup de maturité. Cette aventure commerciale lui a beaucoup appris. Il attribue la fin du projet principalement à un manque de préparation et comme il le précisera plus tard à des erreurs de jugement de partenariats qu’il pensait fiables, mais qui se sont finalement avérés fuyants et instables.

VANGSY GOMA PLACE LA FORMATION AU PREMIER PLAN

Vangsy Goma comprend l’importance de la formation dans ce parcours vers l’excellence. Pour exemple, les chauffeurs d’Africab, qu’il appelait alors ‘notre force vive’ ont tous suivi des sessions de formation dont le but avoué était de garantir un niveau de service de premier ordre. A l’échelle du pays, la formation des jeunes, qu’il qualifie de richesse nationale, est un des principaux leviers de développement. Il estime que cette jeunesse doit avoir accès à des métiers experts en agriculture, développement durable et écoresponsable. La richesse du continent africain est sa jeunesse et chaque gouvernement se doit d’investir massivement pour la former aux métiers qui leur permettront d’atteindre une autosuffisance économique, énergétique et à terme alimentaire. Féru de technologie, il a conscience de l’importance d’investir dans des projets innovants et à fort potentiel.

LES PROJETS EN COURS DE VANGSY GOMA

À l’heure où nous écrivons cet article, Vangsy Goma nous confie qu’il travaille sur différents projets, et parmi eux, deux lui semblent assez aboutis pour nous en dire davantage :

CHAÎNE DE RESTAURANTS AU CONGO

À travers la chaîne de restaurants Sports Bar Africa, Vangsy Goma n’a pas uniquement la volonté de se lancer dans la restauration, mais affiche une réelle ambition de faire revivre des quartiers populaires, d’ouvrir des opportunités d’emploi local, et le leitmotiv toujours répété, former des jeunes qui pensent n’avoir que peu d’avenir et des rêves limités, aux différents métiers de la restauration. Pour exemple, à Bacongo, quartier historique de Brazzaville où le projet a déjà démarré.

AGRICULTURE RESPONSABLE

C’est avec une énorme fierté et beaucoup d’humilité que Vangsy Goma nous a présenté ce projet de pana-culture, aujourd’hui local et développé en milieu urbain, ce projet audacieux combine l’agriculture et l’aquaculture, chacune des productions permettant à l’autre de se développer. D’un côté, la culture de tomates et de laitues dont la production a été pensée afin que les déchets puissent être recyclés pour nourrir l’élevage de tilapias, poisson originaire d’Afrique réputé pour être le poisson le plus consommé au monde et ne nécessitant que peu d’espace pour se développer. Il est considéré comme étant un excellent candidat à l’aquaculture. Très résistant, le tilapia a une chair qui est appréciée autant pour son goût que pour son prix. Cerise sur le gâteau, Vangsy Goma nous précise que les déchets organiques issus de l’élevage des tilapias sont des engrais efficaces qui servent en retour à la culture des tomates et des laitues. Agriculture et aquaculture responsable, voilà une belle promesse et un début de réponse aux nombreux défis auxquels les économies africaines doivent faire face.

Vangsy Goma ambitionne de contribuer au développement des économies africaines, et souhaite apporter à travers ses capacités entrepreneuriales un impact sur le quotidien de chacun. Ses contacts et connaissances des acteurs influents du Congo seront autant d’atouts dans l’accomplissement de ses projets.

Un profil d’entrepreneur à suivre!

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Locafrique : 45 années d’existences au service de l’économie sénégalaise

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Locafrique

Pour se développer, la plupart des institutions africaines (notamment en Afrique de l’Ouest) misent sur l’économie sociale et solidaire. Ainsi, des entreprises volontaires comme Locafrique ont choisi de mettre tout en œuvre pour promouvoir l’égalité des citoyens sénégalais. À l’occasion des 45 années d’existences de Locafrique, Khadim Bâ, son directeur général rappelle sur les plus belles réussites de sa société.

Locafrique en quelques mots

Créé en 1977, Locafrique est une institution financière qui propose à ses clients des solutions de leasing sur mesure. Elle a pour principal objectif d’apporter sa contribution dans la transformation de l’économie sénégalaise. La société de crédit-bail proposait depuis sa création un programme complet de financement pour les différents acteurs de l’économie. Elle s’adressait principalement aux acteurs professionnels à fort potentiel (BTP, transport, services, agricultures, etc.). Avec le temps, la société de crédit-bail a choisi d’appuyer financièrement les PME et les autres secteurs à forts potentiels économiques.

Selon certaines études, les jeunes africains ont beaucoup de difficultés à avoir accès au crédit. En effet, les établissements bancaires et financiers classiques sont très exigeants en ce qui concerne les conditions de prêt. Les jeunes entrepreneurs éprouvent ainsi beaucoup de difficultés à créer leur propre entreprise et à démarrer leurs activités. Face à cette situation, Locafrique a choisi d’aider les jeunes entrepreneurs en leur facilitant l’accès au crédit. À moyen et à long terme, cela devrait contribuer au développement de l’économie et de l’emploi au Sénégal.

Locafrique et Khadim Bâ : une rencontre déterminante

La société de crédit-bail Locafrique n’a pas toujours été sous les rênes de Khadim Bâ. Né en 1983, Khadim s’intéresse dès son plus jeune âge à l’énergie, l’extraction minière et à l’économie. Grâce à son grand-père, il travaillait à ses débuts dans le négoce/vente de fer au Sénégal et au Mali. Afin d’élargir sa connaissance, il a décidé de poursuivre ses études dans le domaine de l’administration des affaires à Paris. Après avoir obtenu son diplôme, il décide de rentrer au Sénégal.

En juillet 2010, Khadim Bâ décide de racheter Locafrique et il devient son directeur général. Dans le même temps, un changement d’actionnariat s’est opéré, avec l’entrée de capitaux 100 % sénégalais. L’homme d’affaires insuffle alors à la société son dynamisme et son savoir-faire managérial. Son objectif principal était d’affronter les réalités économiques des entreprises locales avec des solutions concrètes afin qu’elles puissent atteindre leurs objectifs de croissance. Cliquez ici pour en savoir plus.

Locafrique : des activités plus diversifiées

Actuellement, les activités de Locafrique ne se limitent plus aux financements des acteurs à fort potentiel de l’économie. En effet, les politiques de l’État, notamment en matière de financement des PME et de souveraineté alimentaire, vont de pair avec les initiatives de Khadim Bâ. Il décide ainsi d’investir dans les industries agricoles afin de limiter au maximum les importations provenant du reste du monde.

Les investissements financiers octroyés grâce à Locafrique ont permis à de nombreuses entreprises d’accéder à la mécanisation agricole. Cette nouvelle façon de travailler le sol permet d’augmenter considérablement les surfaces cultivées. Afin de garder sa réputation, Locafrique décide de proposer un programme complet de financements pour les clients institutionnels et les particuliers. En plus du crédit classique et du crédit-bail, la société propose aussi une offre de crédit à la consommation.

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Pourquoi avoir un mentor est important pour le succès entrepreneurial et pourquoi vous devez en avoir un maintenant ?

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Mentor africain

Un mentor est un partenaire important pour votre business. C’est la personne à qui vous présentez vos idées et qui, à son tour, vous donne les siennes, ainsi que des stratégies pour améliorer votre entreprise.

Le mentor est le combustible qui, par son constant soutien, ses conseils opportuns et réguliers, galvanisent les entrepreneurs et leurs entreprises pour leur permettre de rester à flot.

En Afrique, des magnats des affaires aussi renommés que Tony Elumelu et Ashish Thakkar connaissent la valeur des conseils donnés par des entrepreneurs aguerris.
Ils ont d’ailleurs créé des programmes de mentorat visant à guider les jeunes entrepreneurs du continent. Steve Jobs, Oprah Winfrey et Richard Branson ont eux aussi reçu des conseils de la part de mentors. Et voyez où ils sont arrivés!

Les mentors apportent aux startups la sagesse, la connaissance et les ressources provenant de leurs expériences personnelles, autant de facteurs qui ont un impact considérable sur les nouvelles entreprises et les individus qui sont à leur tête.

Maintenant que nous avons établi qu’un bon mentor est un atout inestimable pour une affaire, examinons pourquoi vous et votre entreprise en avez besoin maintenant.

Acquérir une immense expérience que vous ne trouverez pas dans les livres

Parlant de l’importance du mentorat, Branson, l’un des fondateurs de Virgin Atlantic, dit dans un article : “J’ai toujours cru en la valeur inestimable qu’apporte un bon mentorat pour tout business naissant”

Branson a reçu du soutien à différents étapes, allant de la comptabilité à des domaines plus avancés comme la fondation et la direction de Virgin Atlantic.

Tandis que les livres et autres articles expliquent dans les grandes lignes comment réussir en affaires, les mentors ont une expérience profonde et complète du business. Les expériences de ces entrepreneurs à succès vous guideront dans l’approche à avoir et les erreurs à éviter.

Vous aider à faire les bonnes choses au bon moment 

Parfois, les startups naissantes ne savent pas ce qu’elles doivent faire à une étape spécifique. Avec un bon mentor en revanche, cela ne devrait pas poser de difficulté. Lorsque un novice se retrouve confronté aux questions “Quoi?”, “Où?”, “Comment?” et “Pourquoi?”, il peut se tourner vers son mentor. Les mentors avancent avec leurs protégés, les aident à fixer des objectifs et à les tenir, à interpréter des situations et donner des feedbacks sur les progrès accomplis.

Avoir du recul sur vos idées

Ne serait-ce pas mieux si vous aviez quelqu’un pour vous mettre en garde à l’avance concernant les stratégies que vous voulez appliquer?

Étant donné que les mentors sont depuis longtemps dans le milieu des affaires, ils savent quelles stratégies marchent le mieux et comment. Puisqu’ils les ont toutes essayées et ont tantôt échoué, tantôt réussi, vous devriez avoir beaucoup à gagner de l’expérience de votre mentor avant de vous lancer sur une idée.

Développer votre Quotient Émotionnel

Pour avoir un jugement solide dans les affaires, il est nécessaire d’être émotionnelement stable. Et quoi de mieux, pour acquérir cette qualité, que d’avoir l’appui d’un mentor mature et couronné de succès pour vous aider à contrôler vos émotions lorsque il est nécessaire de prendre une décision.

Deux têtes valent certainement mieux qu’une et auront plus de chance d’arriver à une meilleure solution. Le succès d’une entreprise dépend de l’intelligence émotionnelle que vous y mettez.

Avec un mentor, vous avez plus de chance de rester longtemps dans les affaires

Des rapports indiquent que les entreprises disposant d’un mentor ont plus de chance de prospérer longtemps sur le marché que celles qui n’en disposent pas.

Selon SBA, une agence du gouvernement fédéral américain visant à aider, conseiller, assister et protéger les intérêts des petites et moyennes entreprises :

  • 30% des nouvelles entreprises ferment dans les 24 mois
  • 50% pourraient ne pas survivre plus de 5 ans.
  • Il est intéressant de constater que 70% des entreprises qui disposent d’un mentor, et en apprécient la valeur, survivent plus de 5 ans.

Les mentors sont cruciaux pour toute entreprise, parce qu’ils sont passés par là et en sont ressortis victorieux. Ils détiennent des informations importantes que les entrepreneurs émergents peuvent utiliser pour se développer eux-mêmes et leurs entreprises.
Peu importe combien vous pensez que vous et votre entreprise êtes géniaux, il est bon d’avoir quelqu’un vers qui se tourner. Et vous, qui avez-vous ?

Il existe un certain nombre de plateformes qui peuvent vous aider à trouver un mentor si vous n’en trouvez un pas par vous-même. Certaines des plateformes de mentorat en Afrique incluent VC4Africa, The Tony Elumelu Foundation, Lions@frica, et de nombreuses autres.

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Entrepreneuriat

Ce que les entrepreneurs africains peuvent apprendre d’Esther Afua Ocloo

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Esther Afua Ocloo

Esther Afua Ocloo, une entrepreneuse ghanéenne inspirante a déclaré :
« Les femmes doivent savoir que le plus grand pouvoir au monde est le pouvoir économique. »

Elle a passé sa vie à la valorisation des femmes et à l’aide de leur développement au Ghana.

Qui est Esther Afua Ocloo ?

Esther Afua Ocloo, née le 18 avril 1919, décédée le 8 février 2002, était une entrepreneuse originaire du Ghana dont les œuvres vont au-delà des frontières africaines.
Ocloo, la fondatrice de Nkulenu Industries, est un pilier qui a soutenu des millions d’autres femmes dans leurs réussite en affaires.

A l’âge de 11 ans, après avoir achevé ses études secondaires, Ocloo a commencé son activité entrepreneuriale, avec seulement quelques shillings ghanéens offerts par une tante. C’était en 1930. Elle a acheté du sucre, des oranges et des pots de confiture pour faire de la marmelade qu’elle vendra dans la rue.
Après avoir travaillé avec des femmes locales, elle est devenue une source d’inspiration pour beaucoup d’entres elles.
Dans un de ses discours, elle a déclaré:

« Les femmes doivent savoir que le plus grand des pouvoir dans ce monde, c’est la puissance économique, et l’on ne peut pas aller mendier à son mari pour chaque petite chose. » 

En 1990, elle a reçu le Prix Leadership Afrique, devenant la première femme à le recevoir.
C’est grâce à ses nombreuses réalisations et accomplissements que Google lui a dédié une illustration « Doodle » le 18 avril pour marquer ce qui aurait été son 98e anniversaire. Ocloo est décédée, mais son héritage demeure.

Esther Afua Ocloo

Son voyage dans le monde entrepreneurial offre de nombreuses informations et conseils aux entreprises existantes ainsi que les prochaines à venir. Voici un résumé :

1. Avoir une mentalité de fonceur

Quand Ocloo a débuté son aventure, elle venait de terminer l’école secondaire, à un moment où de nombreux jeunes pensent à la recherche d’emploi classique.

Ses camarades de classe se moquaient d’elle mais elle a campé sur ses positions et a continué à vendre dans la rue.

Après avoir vendu ses premiers produits et fait un peu de profit, elle est allée plus loin et la chance a été de son côté. Elle a signé un contrat pour fournir son école secondaire avec ses confitures de marmelade et ses jus d’orange. Plus tard, elle a réussi à obtenir un accord pour fournir l’armée avec ses produits. Son entreprise était en pleine croissance.

En utilisant ses contrats, Ocloo a contracté un prêt de la Banque Mondiale qui a contribué à la création de son entreprise, en 1942, sous son nom de jeune fille, « Nkulenu ».

2. La formation et l’information sont essentiels pour progresser dans le business

Recueillir les bonnes informations est essentielle à la croissance d’une entreprise.
Pour cette raison, Ocloo a voyagé en Angleterre pour entreprendre des cours, en sciences de l’alimentation et techniques de traitement moderne, à l’Université de Bristol.

En 1953, grâce aux nouvelles compétences qu’elle a acquises et la détermination d’aider son pays, elle est retournée au Ghana.

Aujourd’hui, plus de huit décennies après avoir créé son premier jus et sa confiture de marmelade, Nkulenu Industries fait encore de la marmelade d’orange et exporte des produits alimentaires indigènes aux marchés internationaux.

En 1962, la société a déménagé à son emplacement actuel à Madina, une banlieue de la capitale, Accra.

3. Aider les autres à s’élever

Tata Ocloo, son petit nom, a commencé à défendre le statut économique des femmes dans les années 1970.
À la suite de son implication locale avec les femmes, elle a été invitée au Mexique pour la première conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes.
Plus tard, elle a cofondé et est devenue présidente du conseil d’administration de Women’s World Banking, qui a encouragé des millions de femmes à créer leurs propres entreprises.

De surcroit, Ocloo s’est engagée dans des projets de formation où elle a partagé ses compétences avec d’autres femmes ghanéennes intéressées par la préparation et la vente de produits alimentaires dans la rue.

Ocloo est morte en 2002 à l’âge de 82 ans d’une pneumonie. On se souviendra d’elle à travers ses nombreuses réalisations, y compris la découverte de solutions alternatives aux problèmes de la faim, de la pauvreté, et de la répartition de la richesse. Elle a également fait campagne pour le développement de l’agriculture durable au Ghana.

Elle déclare en interview en 1999 :
« Notre problème ici au Ghana, c’est que nous avons tourné le dos à l’agriculture. Au cours des 40 dernières années, depuis le début de l’enseignement obligatoire, nous avons imité l’occident. » 

Lors de son enterrement à Accra, l’ancien président John Kofi Agyekum Kufuor a déclaré : « Elle était une créatrice et nous avons besoin de personnes de son calibre pour bâtir notre nation ».

« Ses grandes contributions à la promotion du développement au Ghana ne peuvent être mesurées, » ajouta-t-il.

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