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Société

Méditerranée: 2 décès et 730 migrants secourus in extremis au large de la Libye

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Méditerranée: 2 décès et 730 migrants secourus in extremis au large de la Libye

Dans la matinée du samedi 3 décembre 2016, les gardes-côtes italiens accompagnés de quelques ONG ont organisé des séances de secours à l’endroit de 10 embarcations de fortunes qui transportaient 730 migrants en partance de la Syrie pour rejoindre les terres italiennes. Malgré les opérations effectuées durant 24 h de temps, les secouristes ont déploré 2 décès durant cette traversée.

Sauvetage migrants syriens

Durant l’opération de sauvetage effectuée par l’équipe du garde-côte italienne et quelques ONG, ils ont pu récupérer des migrants à bord de cinq gros navires pneumatiques, mais aussi, sur cinq canots plus petits, en bois et en pneumatique. Ces embarcations des fortunes sillonnaient la mer méditerranée sur le large des côtes de la Libye, de samedi matin jusqu’à dimanche dans la matinée. On notera qu’elles affluaient surtout la nuit du samedi au dimanche.

Dans l’organisation des secours, les équipes de médecins sans frontières (MSF) et de SOS Méditerranée ont affrété un bateau de l’Aquarius pour secourir en urgence ces migrants dont plusieurs sont tombés dans l’eau. Malgré tout, l’équipe de secours ne déplorera que le décès de deux femmes, mortes à cause de l’hypothermie en mer, après seulement quelques kilomètres de trajet. Pour les autres, l’équipage qui se chargeait du secours a pu les sauver sans exception, même s’ils avaient subi un cas d’hypothermie sévère eux-aussi.

Sauvetage migrants tombés en mer

Pour ce qui est du décès des deux femmes tombées en mer, elles n’ont pas pu été récupérés à temps étant donné que leur passage sur le large de la côte libyenne s’est faite en pleine nuit. Les secours qui se sont organisés n’ont ainsi rien pu faire, durant la nuit du samedi 03 décembre. D’autant plus que les deux femmes étaient déjà retrouvées mortes dans un des gros canots dont un côté commençait à se dégonfler et à prendre de l’eau. Malgré les efforts entrepris par l’équipe de MSF, elle a fait ce constat macabre et a communiqué sur Twitter sa tristesse et son incapacité à ramener à la vie les deux corps retrouvés dans le canot cette nuit-là.

Le canot qui a transporté les deux femmes décédées a été secouru vers 4 h du matin, au large des côtés de la Libye. Il faut noter que le climat dans cette partie de la mer Méditerranée n’est pas très froid, même la nuit, mais la baisse brusque de température durant un voyage sur l’eau a eu raison des deux femmes. Les secours ont également remarqué que parmi les migrants, il y avait des familles entières qui venaient d’Alep en Syrie, avec plusieurs enfants à bord.

Les opérations de secours terminées, les migrants accompagnés des secouristes ont regagné la terre italienne la journée du dimanche. Les uns comme les autres étaient totalement épuisés et ils suivent les 173 000 autres migrants que l’Italie a dû accueillir cette année, selon les autorités locales. Ce chiffre est en nette augmentation étant donné que par rapport à 2015, il a augmenté de 12 %. Mais il est également supérieur comparé à 2014 et si on compte le nombre record de migrants qu’avait accueillis l’Italie cette année-là. En effet, en 2014, ils étaient 170 000 migrants, soient, 1% de moins que cette année.

Malgré ces sauvetages colossaux, l’ONU (Organisation des Nations Unies) annonce un chiffre alarmant avec au moins 4 700 migrants qui sont décédés ou qui sont portés disparus en 2016, durant les traversées en mer pour fuir leur pays d’origine. Des cas qui sont causés par les risques de plus en plus élevés que vivent ces migrants lors de la traversée en mer, mais aussi, dus aux aléas climatiques qui peuvent impacter leur voyage. Cette organisation constate également que ces risques sont surtout visibles entre novembre et fin mars.

Source : jeuneafrique.com

 

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Société

Cybercriminalité en Afrique : un défi grandissant pour la cybersécurité

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femme victime de cybercriminalité

La cybercriminalité progresse rapidement en Afrique, touchant chaque année davantage d’individus, d’entreprises et d’institutions. Le continent doit faire face à une multiplication des menaces en ligne, qui deviennent de plus en plus sophistiquées. Cette évolution complique la lutte contre les cyberattaques et met en lumière l’urgence de renforcer la protection des victimes et la sécurité des environnements numériques.

Quels sont les principaux dangers liés à la cybercriminalité en Afrique ?

L’Afrique est confrontée à une envolée des cas de cyberattaque. Retrouvez des analyses détaillées dans cet article. En effet, les méthodes employées sont variées : l’hameçonnage (phishing), la fraude en ligne, le piratage de compte ou encore l’usurpation d’identité. Ces attaques ont souvent des conséquences graves pour les particuliers comme pour les organisations ciblées.

Les vulnérabilités des systèmes informatiques restent fréquentes et beaucoup d’entreprises manquent encore de mesures de cybersécurité efficaces. Ce manque facilite le vol de données et la violation de données sensibles, accentuant ainsi la difficulté à gérer les risques associés aux menaces en ligne dans le contexte africain.

L’impact des fuites de données sur la société

Une fuite de données peut générer de lourdes conséquences. Elle expose non seulement des informations personnelles, mais aussi des données stratégiques ou financières. La confiance des clients s’effrite rapidement lorsque des institutions perdent le contrôle de leurs données, ce qui entraîne des répercussions économiques importantes.

Le secteur bancaire reste particulièrement vulnérable, étant fréquemment visé par les cybercriminels. Chaque année, de nombreux utilisateurs subissent une fraude en ligne ou voient leurs comptes compromis. Pour les victimes, la récupération après ces incidents demeure longue et difficile, affectant durablement leur quotidien.

Pourquoi l’Afrique devient-elle une cible privilégiée ?

Avec la généralisation d’Internet et l’essor des smartphones, de nouveaux utilisateurs apparaissent sans toujours être correctement sensibilisés à la cybersécurité. Ce manque d’information ouvre la voie à des escroqueries et des campagnes de phishing perfectionnées.

La diversité linguistique, le faible taux de bancarisation traditionnelle et la croissance rapide du commerce en ligne favorisent également la hausse de la cybercriminalité. Les criminels profitent parfois d’un environnement réglementaire moins strict pour agir discrètement et cibler un public large.

  • Piratage de compte et usurpation d’identité répandus sur les réseaux sociaux
  • Fraude en ligne via des arnaques sur messagerie instantanée
  • Hameçonnage visant administrations et particuliers
  • Violation de données dans les télécommunications et l’e-commerce

Comment faire face à la montée des menaces en ligne ?

Renforcer la cybersécurité en Afrique passe par l’adoption de solutions techniques et humaines. Il est indispensable de former les utilisateurs, d’impliquer les entreprises et d’encourager les gouvernements à mettre en place des politiques adaptées. Les campagnes de sensibilisation doivent insister sur les bonnes pratiques afin de limiter les risques de piratage de compte ou de fraude en ligne.

La collaboration entre États et institutions s’avère essentielle pour lutter efficacement contre les auteurs de cyberattaque. Un meilleur contrôle permettrait aussi de prévenir les grandes violations de données. Si les avancées technologiques offrent de nouvelles armes de défense, elles exigent également une adaptation constante des stratégies de protection.

Pour comprendre l’étendue de la menace et découvrir des recommandations concrètes, il est utile de consulter le rapport d’Interpol consacré à l’évaluation des cybermenaces sur le continent, qui offre une vision détaillée de la situation actuelle et propose des pistes d’action collectives.

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Société

Plateforme d’annonces immobilières : le nouvel outil pour l’immobilier en Afrique francophone

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projet immobilier en afrique

L’immobilier en Afrique francophone connaît une transformation rapide portée par la digitalisation des pratiques. L’émergence de la plateforme d’annonces immobilières a grandement facilité la recherche immobilière en ligne, créant un nouveau lien entre particuliers, agences immobilières et promoteurs immobiliers. Cette évolution suscite de nouvelles habitudes et bouscule des marchés longtemps dominés par le bouche-à-oreille et les méthodes traditionnelles.

Pourquoi utiliser une plateforme d’annonces immobilières en Afrique francophone ?

Le développement de sites dédiés à la diffusion de petites annonces modifie en profondeur la dynamique de l’achat et vente immobilière dans la région. Parmi ces outils, la plateforme immooz offre aux utilisateurs un accès élargi à une multitude de biens immobiliers sans avoir à se déplacer ou solliciter physiquement plusieurs agences immobilières.

Les transactions sont ainsi simplifiées, ce qui permet souvent de gagner un temps précieux tout en évitant certains frais intermédiaires. Avec la généralisation de l’internet mobile, même les zones semi-urbaines profitent désormais de ce mode de mise en relation entre vendeurs et acheteurs comme en Côte d’Ivoire.

Ce phénomène favorise la transparence sur les prix pratiqués et encourage les bonnes pratiques parmi les professionnels comme les particuliers. Chacun peut comparer, s’informer et accéder à des offres adaptées à ses besoins spécifiques.

Comment fonctionnent ces plateformes spécialisées ?

La plupart des plateformes ciblant l’immobilier en Afrique francophone mettent en avant la simplicité d’utilisation. Il suffit généralement de quelques clics pour publier ou consulter une petite annonce concernant la location, l’achat ou la vente d’un bien immobilier.

Le choix offert est bien plus vaste que lors de démarches strictement locales, ce qui profite aussi bien à l’offre qu’à la demande. Les plateformes donnent la possibilité de filtrer selon des critères personnalisés, tels que la localisation, la fourchette de prix ou le nombre de pièces.

Cette fonctionnalité affine la recherche immobilière en ligne et s’avère précieuse dans les grandes villes comme Abidjan, Dakar ou Douala où le marché demeure très concurrentiel. Cela permet à chacun de cibler précisément son projet immobilier.

Quelle place pour les agences immobilières et les promoteurs ?

Agences immobilières, promoteurs immobiliers ou simples particuliers peuvent tous publier leurs offres sur une même plateforme. Le public bénéficie ainsi d’une vision élargie du marché local, tandis que les professionnels augmentent leur visibilité sans multiplier les investissements publicitaires classiques. De nombreux acheteurs privilégient également le contact direct avec les propriétaires, rendu possible grâce à ces solutions numériques.

Cette démocratisation de la publication d’annonces donne aux promoteurs immobiliers la possibilité de valoriser leurs nouveaux projets dès la phase de lancement, auprès d’investisseurs ou d’acquéreurs potentiels. Pour les agences, cela représente une opportunité d’élargir leur portefeuille de clients et d’optimiser leur suivi commercial, tout en adaptant leur offre à l’évolution des usages numériques.

L’évolution des usages chez les particuliers

L’accès facilité à une plateforme d’annonces immobilières permet également aux particuliers de dépasser le cadre du réseau personnel pour vendre ou acheter. Beaucoup réalisent aujourd’hui tout ou partie de leur parcours immobilier en ligne, depuis la découverte d’un logement jusqu’à la prise de contact avec le vendeur ou le bailleur.

Ce recours croissant au numérique favorise également l’apparition de fonctionnalités innovantes, telles que la messagerie instantanée intégrée, les visites virtuelles ou le dépôt de dossier directement via l’interface en ligne. Ainsi, chaque étape devient plus fluide et transparente, renforçant la confiance des utilisateurs dans ces nouveaux outils.

Diversité des biens immobiliers proposés sur ces plateformes

L’un des atouts majeurs réside dans la diversité des biens immobiliers accessibles. Des appartements en centre-ville aux terrains constructibles en périphérie, il existe un large éventail d’opportunités répondant aux besoins variés du marché africain. Cette pluralité aide chaque utilisateur à affiner sa sélection et à optimiser son temps de recherche.

Cette richesse ne profite pas seulement à ceux cherchant un nouveau logement. Elle attire aussi les investisseurs séduits par la croissance démographique urbaine et le potentiel d’expansion de l’immobilier en Afrique francophone. En proposant un accès centralisé et structuré, les plateformes contribuent à dynamiser progressivement un secteur longtemps fragmenté, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives pour tous les acteurs du marché.

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Société

Journée civique d’assainissement en Guinée : les orpailleurs s’engagent

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pollution afrique

En juillet 2022, les autorités guinéennes ont instauré « la Journée civique de l’assainissement général » : tous les premiers samedis du mois, les guinéens s’engagent à nettoyer les déchets qui jonchent les rues de leurs communes. Et le 5 août dernier, c’est la fédération professionnelle des orpailleurs qui est montée au créneau à Siguiri, dans le nord-est du pays.

Cela devient presque une tradition en Guinée : depuis un an, associations, collectifs ou simples citoyens répondent à la demande des autorités, en ramassant, chaque premier samedi du mois, les détritus qui salissent leurs villes et leurs villages.

Les autorités – qui aspirent à faire de Conakry « la perle de l’Afrique » – cherchent à lutter contre la prolifération des déchets dans les rues tout en sensibilisant l’opinion publique à ces enjeux. Une démarche qui a reçu un accueil enthousiaste, avec un réel engouement de la société civile : en effet, entreprises, syndicats ou organisations professionnelles ont aussi trouvé là une occasion de mieux se faire connaitre tout en popularisant leurs activités.

Une initiative qui s’inscrit dans une véritable dynamique africaine : depuis quelques années, plusieurs pays africains ont fait de la lutte contre la pollution de l’environnement une priorité politique, à l’instar du Rwanda, qui a purement et simplement interdit tous les emballages plastiques depuis quatorze ans. D’ailleurs, en septembre 2022 à Dakar, les ministres de l’Environnement de 54 pays africains se sont « engagés à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre la pollution par les déchets sur le continent ».

L’engagement de l’Unog et de Tidiane Koita

Et le 5 août dernier en Guinée, c’est la puissante fédération des orpailleurs – qui rassemble tous les acteurs du secteur de l’or – qui a rassemblé ses militants pour un nettoyage de fond en comble de la ville de Siguiri. La ville est en effet l’épicentre de la zone aurifère guinéenne, et sa gare, véritable vitrine de la ville, souffrait d’une mauvaise image à cause des saletés et des déchets accumulés dans le quartier depuis des années.

Sur la télévision guinéenne, on a pu ainsi apercevoir plusieurs dizaines de volontaires, balais et pelles à la main, ratisser le parvis de la gare pour lui donner une nouvelle jeunesse.

Une démarche qui s’inscrit dans la politique environnementale de « l’union nationale des orpailleurs guinéens » : son président, Tidiane Koita – en lice pour briguer un second mandat – a orienté une grande partie des moyens humains et financiers de l’UNOG pour la protection de l’environnement et la lutte contre les « externalités négatives » provoquées par l’orpaillage et les mines. Une démarche nécessaire, entreprise depuis 2020 et l’arrivée de Tidiane Koita à la tête de la fédération, avec de bonne chance d’être réélu à son poste.

En effet, la Guinée avait connu une véritable « ruée vers l’or » ces dernière années quand plusieurs filons ont été découverts dans l’est du pays. S’en est suivi l’apparition de centaines de sites d’exploitation dans une ambiance « far west », souvent au détriment des lois guinéennes sur la protection de l’environnement. Une tendance corrigée par la fédération professionnelle, qui tente désormais de faire du secteur de l’orpaillage guinéen un « bon élève » de la protection de la nature.

En participant à la journée civique d’assainissement, les orpailleurs de Guinée déploient leur nouvelle stratégie de responsabilité sociale et environnementale en l’élargissant à toutes les formes de pollutions, y compris celles qui ne sont pas provoquées directement par les chercheurs d’or. Une bonne nouvelle pour la Guinée.

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