Manifestation

Après deux jours de manifestations, on peut dire que le calme est enfin de retour dans la ville de Bamenda. Une manifestation qui rappelons le, a été lancée par les enseignants pour protester contre la francophonisation de l’enseignement local. Mais plusieurs citoyens ont aussi profité de cette occasion pour se révolter du fait qu’ils sont encore traités comme des « citoyens de seconde zone ».

Manifestation

Revenons au fait : les enseignants ont manifesté, face à l’appel à grève du syndicat ainsi que l’association Teachers Association of Cameroon. Des milliers de personnes ont alors défilé auprès d’eux dans toutes les rues de Bamenda. Cette région qui est l’une des deux régions anglophones du pays -une trace qu’ont laissée les colons britannique- parmi les dix régions.

Dès les premières heures, les affrontements avec les forces de l’ordre ont tout de suite éclaté. Pour disperser les manifestants, ces derniers ont eu recours au gaz lacrymogène et ont tiré en l’air en guise de sommation. Face à cela, les manifestants ont jeté des pierres dans leur direction. Malheureusement, une personne a péri pendant l’affrontement, selon les statistiques du gouvernement, mais les opposants évoquent trois morts en tout.

Prise de parole

Mercredi, les tensions ont progressivement diminué et les magasins ont même commencé à ouvrir leur porte. Mais les forces de l’ordre sont toujours dans les parages et les écoles rouverts.

Ces enseignants veulent en fait mettre un point d’honneur sur le fait que le nombre de professeurs francophones domine sur les professeurs anglophones alors que dans les universités de cette région, la plupart des étudiants sont anglophones. À l’inverse, les enseignants anglophones sont envoyés dans des régions francophones. Une situation qui n’est pas du tout convenable, selon eux.

La Constitution camerounaise s’est aussi exprimée face à cette situation. Selon elle, l’anglais et le français, qui sont les deux langues officielles, doivent être de même valeur. La République devrait donc garantir la promotion des deux langues dans tout le territoire. Et même la loi de 1998 sur l’éducation affirme ces propos. Pourtant, actuellement, les professeurs anglophones pensent qu’on leur impose le système francophone.

Ravage

Et ce n’est d’ailleurs pas la première grève que l’on a constatée. En octobre dernier, les avocats se sont aussi lancés dans une grève pour des motifs très ressemblants à celle-ci. Ils voulaient protester contre la place grandissante des magistrats français.

Pour le moment, les anglophones et les francophones vivent encore en toute sérénité dans le pays. La source du problème est liée particulièrement à l’État et son système. Les compatriotes anglais et français cohabitent donc en paix.

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